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La Minute Humanitaire 2e saison: 20 x 3’ Français

November 2015

La Minute Humanitaire 2e saison

Aux quatre coins du monde, découvrez le travail des humanitaires sur le terrain. Une série produite par dev.tv diffusée sur la RTS et TV5Monde.

 

Ghazal Sotoudeh, Chargée de communication, Liban: Je prends mon appareil photo et mon stylo et je vais sur le terrain pour raconter les histoires de nos patients. En général, les gens ont envie de raconter leur histoire, que le monde entier sache dans quelle situation ils se trouvent aujourd’hui, qu’ils sont victimes d’un conflit inhumain.

Hannes Depuydt, Chargé de l’eau et assainissement, Sierra Leone: J’ai vu beaucoup de drames, de misère, de familles qui ont perdu leurs proches. Ça fait partie de la vie, mais c’est dur à voir. C’est un peu bizarre de le dire, mais la mission que je viens de faire, c’était une des plus belles missions que j’aie faites, même si c’était Ebola.

Mohamad Haidar, Epidémiologiste, Soudan du Sud: En général, les morsures de serpent touchent surtout les plus défavorisés et ces populations sont souvent négligées. D’ailleurs, la production d’anti-venin est de plus en plus limitée et il est question de l’arrêter en 2016. Certes, c’est un médicament très cher, mais il permet de sauver des vies.

Carolyn Muegge Vaughan, Responsable logistique, Kirghizistan: Je cherche des barres d’appui pour handicapés, toutes simples : impossible à trouver au Kirghizistan! Du coup, on doit en fabriquer avec des tuyaux d’acier, on apprend à faire avec ce que l’on a, et il faut l’accepter.

Roberta Petrucci, Pédiatre, Soudan du Sud: La formation pour la réanimation des nouveau-nés c’est quelque chose de clé. Parce qu’avec une petite formation assez simple, on peut vraiment sauver beaucoup de vies. C’est le moment-clé dans la vie de tout le monde, les premières minutes de vie peuvent vraiment changer ta possibilité de survivre et aussi la qualité de ta vie.

Aruna Lumeh, Chargé de promotion santé, Sierra Leone: Parfois, on a peur d’attraper le virus Ebola. L’épidémie Ebola, c’est comme une guerre. C’est peut-être pire même, parce que, dans une guerre, l’ennemi est visible, on le voit venir, alors que, là, c’est un ennemi qu’on ne voit même pas. Il ne fait que tuer.

Marie-Ange Saidy, Superviseur promotion de la santé, Liban: Avec le temps tu commences vraiment à créer des liens, tu commences à voir les besoins des gens. Et ça me donne beaucoup de plaisir après avoir une petite discussion avec les femmes, il y a quelqu’un qui te fait un petit câlin ou qui te dit : « Merci de m’écouter, merci pour le temps que tu m’as donné ».

Sabine Haller, Médecin, Soudan du Sud: C’est comme deux mondes différents, même du point de vue médical. C’est parfois dur de voir que des maladies qu’on peut diagnostiquer et soigner facilement en Europe, ne peuvent pas être traitées au Soudan du Sud. On n’a pas beaucoup de moyens pour soigner nos patients, ici. C’est peut-être pour ça que je me sens plus proche d’eux.

Raque Kunz, Logisticien, Soudan du Sud: Quand on vient dans un endroit comme celui-ci, il faut sortir de sa zone de confort, s’adapter à une culture différente. Peut être que tu n’auras pas la même nourriture, tu n’auras pas un travail de 9 à 17 heures, et puis il n’y aura pas forcément tout ce dont tu as besoin ! Il y a des défis comme ça, mais le jeu en vaut la chandelle quand tu vois que ça aide directement la communauté autour de toi.

 

 

  • Continent(s):
    Europe / Africa / Middle East /
  • Topic(s):
    Conflict / Education / Health / Humanitarian / Refugees / Human rights /
  • Audio:
    French, English, German
  • Duration:
    20 x 3'
  • Location(s):
    Lebanon, Cameroun, Kyrgyzstan, South Sudan, Sierra Leone
  • Associates:
    MSF